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En tant que tricoteuse ou tricoteur, vous avez probablement connu l’épuisement créatif. Toutes les personnes pratiquant une activité créatives peuvent le traverser. Un jour, vous ne serez pas capable de rassembler l’énergie émotionnelle, physique et créative pour continuer votre modèle. Les choses qui vous motivent et vous inspirent habituellement ne le sont plus : vous avez un burn-out créatif.

Les énergies créatives de chacun viennent d’éléments différents. Les raisons pour lesquelles vous pourriez vous sentir bloqué ou vidé de toute énergie créative seront différentes d’une personne à une autre. Le travail créatif est personnel et est alimenté par une combinaison unique de qualités qui font ce que vous êtes.

Vous avez peut-être eu l’occasion d’entendre ce terme aux informations, de le lire dans les magazines. Un burn-out signifie que vous avez poussé le bouchon un peu trop loin (Maurice !!). Vous avez atteint l’épuisement mental et physique. Vous vous sentez coincé. Vous avez le sentiment de ne plus avancer. Votre énergie créative doit se reconstruire doucement, car vous avez trop tiré sur la corde et votre créativité s’est tarie comme une rivière à qui l’on pompe trop d’eau.

A quoi ressemble un burn-out créatif ?

Vous pouvez ressentir une combinaison de ces symptômes :

  • Vous avez des difficultés à ressentir de la passion pour vos créations
  • Vous êtes épuisé physiquement et émotionnellement
  • Rien ne vous inspire
  • Vous êtes démotivé
  • Vous êtes moins productif
  • Vous êtes de mauvaise humeur
  • Vous vous sentez débordé
  • Vos pensées sont brumeuses
  • Vous commencez à douter de vos talents et de vos capacités
  • Vous vous comparez aux autres

Personnellement, j’ai déjà connu un épuisement créatif et cela peut être vraiment déstabilisant. J’essayais sans cesse, je me forçais jusqu’à ce que mon esprit et mon corps n’en puissent plus. Il m’a fallu plusieurs mois pour retrouver toute mon énergie et ma créativité.

Bien qu’ils puissent avoir des symptômes similaires, l’épuisement professionnel est différent de la dépression. L’épuisement créatif prolongé et non traité peut se transformer en dépression si vous n’y prêtez pas attention et n’écoutez pas votre corps.

Quelles sont les causes d’un burn-out créatif ?

C’est simple comme bonjour, l’épuisement créatif peut être causé par le surmenage, lorsque vous dépassez vos limites, lorsque vous travaillez trop longtemps et de manière intense sans faire de pause, vous ne dormez pas assez.

Mes conseils pour faire face à l’épuisement créatif

Il n’existe pas de manuel sur l’épuisement créatif, car tout le monde le gère différemment. Mais, mais, maiiiiiis… Je vous propose qu’on avance ensemble pour mieux comprendre ce mal. Tout d’abord, demandez-vous qu’est-ce qui vous a mis dans cet état ? Qu’est-ce qui a pu vous épuiser à ce point ? Quel projet a été le point de basculement ? Qu’est-ce qui aurait pu être fait différemment ? Toutes ces questions pourront vous aider à comprendre l’origine de votre mal afin d’éviter qu’il se reproduise. À présent, il est temps d’essayer d’améliorer votre process de création : comment pouvez-vous travailler mieux ? Plus intelligemment afin d’éviter un nouveau burn-out créatif ?

Lorsque j’ai eu mon burn-out créatif, je n’arrivais plus à tricoter. Tout ce que je commençais, je le détricotais, car ça ne me plaisait pas. J’avais même des difficultés à écrire sur le même blog que vous en train de lire. J’ai appris à mieux gérer mon temps de travail. J’ai fait plus attention à moi. Je devais incarner ma toute première priorité. J’ai repris le yoga, repris les séances de méditation. Je lisais pour le plaisir. Bref, je prenais soin de moi.

Il n’y a pas de temps défini pour surmonter l’épuisement. Cela peut prendre beaucoup de temps. Il m’a fallu plusieurs mois afin que je me sente prête à revenir sur ce blog. Maintenant, je fais attention à ce que je fais afin de ne pas retomber dans un surmenage.

Je vais vous confier les choses qui m’ont aidé à surmonter mon burn-out créatif :

1. Prenez soin de vous

Prenez du temps livre. Faites les choses que vous aimez et qui vous détendent : travailler au jardin, écouter de la musique, cuisinez vous votre plat préféré… Être créatif peut être épuisant, n’hésitez pas à faire une sieste si votre corps vous le demande. Faites vous couler un bain, méditez, faites du yoga. Un esprit surmené n’est pas bon pour trouver l’inspiration. Prenez du temps pour vous détendre afin de revenir revigorée 🙂

2. Parlez à quelqu’un

Choisissez une personne de qui vous êtes proches et ouvrez-lui votre cœur. Dites lui ce que vous ressentez. Neuf fois sur dix, vous aurez plus de soutien et d’encouragements que prévu 🙂

3. Prenez du recul

Prenez du recul par rapport à votre projet et mettez-y aussi une distance psychologique. Je sais combien ça peut être difficile, mais cela vous permettra d’y revenir avec un regard différent. Vous verrez les choses sous un autre angle. L’inspiration peut venir à vous dès que vous vous serez assis et regarderez le problème sous un angle différent.

4. N’attendez pas l’inspiration

L’inspiration ne va pas vous frapper comme la foudre tout le temps. Cela se cultive. Vous voulez attendre le moment idéal pour relever un défi créatif ? Vous risquez d’attendre encore un bon moment. Sortez, visitez des musées, lisez, regardez autour de vous… Parfois, les meilleures idées n’ont rien à voir avec le processus dans lequel se situe l’activité en question.

5. Recommencez, encore une fois

Parfois, bousiller un projet entier et devoir repartir de zéro peut vous faire faire des merveilles. Au lieu d’essayer de démêler le désordre dans lequel vous êtes, mettez-le de côté et créez quelque chose de nouveau en utilisant ce que vous avez appris lors de votre dernière tentative. Lorsqu’un projet échoue, mettez-le de côté et recommencez encore une fois

6. Soyez patient avec vous-même

Surtout, soyez patientes avec vous-même. Prenez des pauses. La réalisation d’un projet créatif ce n’est pas un sprint, c’est un marathon.

J’espère que tout cela vous aura aider à surmonter votre épuisement créatif ou vous permettra de l’éviter.

Et vous, avez-vous déjà connu un épuisement créatif ? Comment l’avez-vous surmonté ?

10 Commentaires

  • SANDRINE dit :

    Super blog et très inspirant, juste une petite précision sur le burn out professionnel, il peut mener à la dépression aussi

    • Jaenelle dit :

      Bonjour Sandrine 🙂 Vous avez raison, le burn-out peut mener à la dépression, mais c’est également valable dans l’autre sens. Ce sont des maladies très similaires et pourtant distinguées par les psychiatres.

  • kaki dit :

    bonjour,
    je suis tombée sur votre article et cela me parle vraiment car je suis dans cet état depuis (trop) longtemps et ça me décourage. La raison je la connais mon mari est décédé il y a juste un an des suites d’une maladie trop connue !!!! Je dis souvent que je me sens comme si on m’avait “coupé les ailes” car tout projet a été stoppé avec la maladie. J’ai un besoin presque vital de créer et je me retrouve à ne pas savoir par où commencer !!!!! Merci pour le partage de votre expérience, en effet il ne faut pas se précipiter ou se culpabiliser. On est un peu comme dans un état de convalescence je crois……. Merci encore.

    • Jaenelle dit :

      Bonjour Kaki 🙂 Tout d’abord je te remercie de ton témoignage qui m’a vraiment touché. Je ne peux imaginer ta douleur, mais j’y compatis sincèrement et espère de tout coeur que tes mailles reviendront doucement sur tes aiguilles lorsque tu te sentiras prête. Comme tu l’as très bien dis, laisse toi le temps, écoute ton corps, prends soin de toi car c’est ce qui est aujourd’hui le plus important <3

  • MB2 dit :

    Je ne sais pas si je suis créatrice vraiment, mais j’aime tricoter. Pourtant j’ai fait une pause assez longue car nous avons déménagé de la région parisienne pour le sud de la France. Mais je n’arrivais pas à me mettre à tricoter. J’ai eu mes 3 premiers petits-enfants et je ne leur ai fait aucune layette. Puis, j’étais chez mon aînée et nous avons acheté de la laine à Noz. Et c’est reparti, il y a 6 ans déjà et je ne le regrette pas. De temps en temps, j’arrête un tricot et je l’abandonne, mais je ne reste pas longtemps sans en commencer un autre.
    Bonne fin de journée, bises MB2

    • Jaenelle dit :

      Comme quoi les choses reviennent d’elles même au bout d’un moment. Le déménagement a peut-être fait un mini burnout créatif à ce niveau (choc du changement de région, changement de maisons…) jusqu’à ce que vous vous sentiez prête à nouveau ? 🙂 Pas besoin d’être forcément “créatrice” pour avoir cela, une tricoteuse assidue peut en ressentir également.

  • Quelle justesse de propos. Comme toute créatrice, il faut sans cesse se remettre en question au risque de s’oublier soi même dans l’aventure.
    Je connais tellement ce sentiment de doute permanent et qui peut mener si l’on ne prend pas un peu de recul au “burn out créatif” !
    Alors oui, pour l’avoir vécu et ne pas tomber dans cet état , ma recette serait de changer d’angle d’approche de ses travaux, surtout ne pas se mettre la barre si ‘haut’ que l’on ne peut l’atteindre d’un coup, et certainement, merci Jaenelle, prendre soin de soi.
    Savoir se “chouchouter” et s’aimer soi même. Cela peut sembler incroyable et pourtant c’est si vrai et salutaire.
    Pas évident, mais en fait, comme pour tout, il faut essayer. Et cela fait un bien fou ; des bains bouillonnants à la piscine, une bonne marche dans la nature, un bon bouquin !
    Je lis Dale Carnegie ces jours ci : “Comment dominer le stress et les soucis”. Le titre peut paraitre un peu rebutant, voire ingrat
    (mais non, je gère mes soucis, non mais… rires ! ) Cette découverte m’a donné des tas de recettes fabuleuses pour mieux vivre ma créativité.

    • Jaenelle dit :

      Merci Isabelle de ton commentaire 🙂 En effet, comprendre sa propre souffrance est très important. En prenant soin de soi, la souffrance disparaitra petit à petit car on change de perspective. Si nous commençons à voir les choses telles qu’elles sont (quand je mange, je mange, quand je dors, je dors, quand mon corps dis stop, il dit stop et je dois l’écouter), nous pouvons mieux les appréhender et les comprendre. Les burnout créatifs sont des moments où le corps et la tête n’en peuvent plus et il est nécessaire de savoir les écouter 🙂
      Merci Isabelle de ton partage en tout cas !

  • cigalette dit :

    Votre article est vraiment intéressant. J’ai eu un burn out, il y a quelques années. Je tricotais jusqu’à minuit, je voulais obtenir mon but d’abord. Puis j’ai donc cesser le tricot pendant quelques années. L’envie de retricoterme reprenait, mais quoi trico ter? Ma fille ainée est tombée enceinte. Et m’a dit ” tu va te remettre au tricot?” ” hooooo ouiiii” Depuis donc 6 ans, j’ai repris les aiguilles . J’ai maintenant 3 petits enfants, et c’est un plaisir de tricoter pour eux. Surtout qu’ils apprécient leurs pulls 🙂

    Je vous souhaite une bonne journée

    • Jaenelle dit :

      Bonjour Cigalette et merci de ton partage <3 Cette histoire est magnifique je trouve. Malgré ce burnout créatif, tu as réussi à passer outre lorsque ta fille ainée est tombée enceinte. C'est vraiment beau 🙂

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