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Le knit tag…cela me ramène à des années en arrières lorsque j’avais commencé à tricoter depuis quelques années à peine, j’étais à mes débuts en tant que blogueuse, à mes débuts en tant tricoteuse. Cela me rappelle de si bons souvenirs….Et je me souviens également à quel point j’avais adoré lire toutes les réponses des blogueuses, des triconautes.

Récemment je me suis dis : “et si je faisais à nouveau un knit tag ? ”. Ne vous inquiétez pas, il n’y a pas les mêmes questions (non, non, non), donc c’est un “revival”, une nouvelle version ! Dites bonjour au knit tag 2.0 !

Vous connaissez les règles : il suffit de répondre aux questions qui sont posées avec la plus grande franchise possible ! Une fois que l’on a répondu aux questions, on tague (transmet) le KNIT TAG à 10 blogueuses ou blogueurs qui tricotent.

Pourquoi le tricot ? Et comment as-tu commencé ?

Ma toute première rencontre avec le tricot, je l’ai eu quand j’étais enfant avec ma grand-mère. Durant les longues journées d’hiver, elle défaisait patiemment d’anciens pulls pour les transformer en petits carrés multicolores pour en faire des couvertures. J’ai demandé à apprendre bien sûr, et c’est à ce moment, que j’ai appris mes premiers points. Âgée de dix ans à peine, me voilà en train de tricoter du mieux que je pouvais avec des aiguilles qui me semblaient minuscules et une laine rouge pétard. Arrivée au bout de mon labeur, je lui tends mon ouvrage toute fière…sauf que je n’avais fait que rajouter des mailles ! Et je m’étais retrouvé alors avec un ouvrage inutilisable ! J’ai abandonné, persuadée alors que le tricot ne serait jamais fait pour moi.

Tout a recommencé en 2012. Je venais d’avoir 18 ans, j’avais quitté la maison familiale nîmoise pour faire mes études supérieures à Toulouse. L’hiver commençait à se faire sentir et je n’avais pas grand chose pour me protéger du froid. J’ai commencé à faire les magasins, mais impossible de trouver quoi que ce soit : tout se ressemblait, tout était trop cher pour la qualité proposée. Puis je me suis arrêtée devant la vitrine d’une mercerie, attirée par les paniers débordants de laine colorée, de fils de toutes les tailles. Poussée par la curiosité (et le vent glacé), je suis rentrée dans la boutique et j’ai acheté mes premières aiguilles, mes premières pelotes sans même me souvenir de mes premiers essais au tricot avec ma grand-mère quand j’étais enfant.

J’ai alors appris à (re)tricoter seule avec  des blogs, des vidéos, des livres et c’est à ce moment que j’ai eu envie de partager mes expériences et mon apprentissage avec d’autres triconautes. C’est à ce moment-là que le blog “A l’Estudiantine” est né en Décembre 2013. Devenue en Décembre 2018, “Les Triconautes” afin de mettre la communauté au coeur de ce magnifique projet.

Que t’apporte le tricot ?

Le tricot m’apporte tellement de choses !

Tout d’abord, il me permet de créer. Avec ses deux petites pointes de bois, un peu de fibre et mes deux mains, j’ai l’impression de créer quelque chose d’utile au monde. Du chaos de la pelote vient l’ordre et l’utilité sous la forme d’un pull, d’une écharpe. C’est la magie du tricot et de la création réuni. Avec notre imagination et un peu de matière première, on peut apporter un peu de magie et de beauté dans le monde.

Le tricot m’apporte aussi un bien-être. Lorsque je me sens stressée, triste, anxieuse ou lorsque je souffre de mes migraines chroniques, je m’assied tout simplement et je tricote. Le tricot me permet de me poser, de ralentir le rythme. Cela me permet de m’ancrer dans l’instant présent et de laisser libre court à mes pensées. Mon tricot, c’est mon instrument de méditation ! Il me permet de me calmer, de créer un sentiment de stabilité et de régularité qui m’apaise et m’apporte une grande sérénité.

Il y a quelque temps, j’ai également testé le tricot pour gérer mes douleurs lors de mes migraines chroniques. Les études scientifiques suggèrent que les mouvements rythmiques et répétitifs du tricot pourraient améliorer la libération de la sérotonine, une hormone qui régule l’humeur, l’apprentissage et le sommeil. Il faut le savoir, la sérotonine est un analgésique naturel : il est donc parfait pour diminuer la douleur ! 😀

Enfin, le tricot m’a apporté une communauté incroyable. J’ai la chance d’avoir autour de moi des blogueuses et blogueurs incroyables, des instagrammeuses et instagrammeurs inspirant(e)s, mais surtout des triconautes de tous les âges et de tous les pays ! Et ça, c’est génial !

Te souviens-tu de ton premier ouvrage ? 

Oui ^^ C’était une écharpe pour ma barbie (j’avais 10 ans à l’époque hein ! 😛 ) et finalement elle n’a pas pu être utilisée car ça ne ressemblait pas à une écharpe et pas à grand chose d’autre ! xD

Une séance tricot c’est quoi pour toi ? 

Ah la séance tricot c’est un moment privilégié. Je suis souvent perchée au-dessus du radiateur (comme un chat), près de la cheminée aux côtés de la fenêtre pour profiter de l’extérieur (et de la chaleur). L’hiver, je suis blottie dans une petite couverture et suis souvent accompagnée d’une tasse de café ou de thé. J’aime bien écouter un peu de jazz ou d’opéra italien en fond sonore.

As-tu un endroit dédié au tricot ?

Non par contre j’ai des points clés : canapés, fauteuil, bord de fenêtre et je change régulièrement. Pour le stockage des laines, la maison entière est un lieu de stockage xD J’ai déjà un meuble à tiroir entier dédié, 2 caisses sous le lit et un carton sous le canapé ^^

Que pense ton entourage du tricot ?

J’ai la chance d’avoir un chéri qui me soutient beaucoup dans ce que je fais. Il m’a de suite encouragé et gère plus que régulièrement les tâches de la maison pour me laisser du temps pour tricoter : une crème quoi !

Les personnes de ma famille ont toujours été manuelles. J’ai des souvenirs de mon grand-père et de son atelier qui embaumait l’huile de moteur et le fer des vieux outils, d’autres de ma grande tante et ma grand-mère, assise l’une en face de l’autre et qui tricotaient l’une en face de l’autre, du bruit rythmé de la machine Singer de ma grande-tante qui reprisait un vêtement, ou encore de la lumière vacillante de la baladeuse d’atelier utilisée par mon père pour éclairer le ventre des unités centrales d’ordinateur qu’il réparait.

Donc, de manière générale, mon entourage ne pense que du positif sur ma pratique !

Dis-nous qui est ton dealer de laine ?

Haha ! 😛 Hélas, il y a très peu de merceries à Nîmes donc je suis obligée de prendre ma laine en ligne bien souvent. Mes dealers les plus récurrents sont We Are Knitters pour leur maxi laine, mais j’adore aussi me faire plaisir chez Madeline Tosh ou Malabrigo sans oublier les teinturières indépendantes (La fée fil, lainamourée et bientôt La Maison Corlène que je meurs d’envie de tester *o* ).

Ton stock de laine est : plutôt minimaliste (Marie Kondo serait fière de toi) ou indécent (oups I did it again)

Indécent … *jette un coup d’oeil furtif sous son canapé*

Comment choisis-tu tes laines ? Tes patrons ?

Je prête de plus en plus attention à l’éthique de la laine. C’est quelque chose qui est important à mes yeux. Donc j’essaie de choisir de petits producteurs ou des indépendants afin de soutenir leur travail 😀 Pour les patrons, je prends ce qui me plaît un peu partout. Je fonctionne au coup de coeur et je peux créer un patron sur un pull que j’ai adoré en boutique, mais que je veux à mon goût (couleur, adapté à ma morphologie, laine de meilleure qualité, motif différents ).

Que fais-tu des petits restes de laine ?

Je les trie par catégorie et je les réutilise pour tous ensemble pour un “patron de restes”. Cela devient le plus souvent un châle multicolore ou une paire de chaussettes aux couleurs bariolées ^^

Bon(ne) ou mauvais(e) élève : pour tricoter l’échantillon ?

Plutôt élève moyenne pour l’échantillon. Je ne le fais pas forcément pour un patron qui n’en a pas besoin (un châle ou une écharpe par exemple). Par contre, je rentre toujours mes fils 😀

As-tu un graal ? Un ouvrage que tu n’as pas encore osé tricoter ?

Tout ce qui est châle en laine “cobweb”. Je suis fascinée par ces ouvrages et leurs finesses. Mon dernier coup de coeur en la matière ? Le Wedding shawl “Cecilia” de Rita Maassen.

Moment confession : quel est ton plus gros ratage en tricot ?

Un bonnet avec des oreilles de chat. J’ai voulu partir en freestyle et ça a été un méga flop ! On aurait dit un casque viking !

Quelle est la marque de laine qui te fait rêver en ce moment ?

En ce moment, c’est clairement la laine de la Maison Corlène qui me fait rêver. Leur communication est au top, j’adore leur univers “belle époque”, les couleurs sont à tomber, le packaging a l’air absolument incroyable…Donc, je vais la tester bientôt : c’est certain !

Une anecdote tricotesque (ou plusieurs) ?

Il y a quelques jours, j’ai dû me rendre à un rendez-vous médical. J’étais dans une salle d’attente bondée et tout le monde faisait un peu la tête. On était dans une clinique donc en terme d’ambiance, c’est jamais trop la fête. J’ai salué l’ensemble des personnes présentes avec un grand sourire (rien d’anormal, je veux juste être polie et bienveillante avec les personnes qui m’entourent) et je sors mon tricot tout en m’asseyant. Une bonne partie de la salle d’attente a alors tourné la tête vers moi, interloquée par ce que j’avais entre les mains. Toutes les personnes ont semblé alors retrouver le sourire, certaines sont venus discuter avec moi et d’autres personnes qui m’avait rejoint, d’autres arboraient simplement un magnifique sourire. C’est ça qui me plaît également dans le tricot. Cet art de la laine provoque non seulement du bien-être en nous, mais il semble le propager autour de nous également. Tout le monde au final, semble se retrouver autour d’une valeur : la tradition et le fait-main.

Pour terminer ce knit tag, je vais tagguer les personnes suivantes (vous pouvez répondre sur vos blogs ou sur instagram 😉 )

  • Rachel Says Yepa
  • Charlov
  • Hello Kim
  • Aline au Pays des Mailles
  • Mr mousse tricote
  • Petite biche rose
  • Barbara Craft&Fabric
  • Subostich
  • lilicommetout
  • thewoolcat

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