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On continue notre tour du monde de la laine ? Après le Maroc, le Japon et l’Islande, nous allons partir en Russie ! Prêts à embarquer ?

Mesdames et Messieurs, veuillez attacher vos ceintures, nous allons décoller 😉

Histoire du tricot en Russie 

Saviez-vous que la première mention de tricot en Russie remonte à 1578 ? Ce terme a été découvert dans les archives d’un couvent orthodoxe russe.

Malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’histoire documentée en ce qui concerne le tricot russe, car très peu de dossiers ont été conservés en raison du manque d’organisation et de l’absence d’entreprises qui tricotent des vêtements.

Le tricot n’a pas été une activité très populaire jusqu’au XVIIème siècle, lorsque le clergé orthodoxe russe a commencé à porter des gants de liturgie. Avant cela, on portait de longues robes qui ne nécessitent pas de bas, de chaussettes ou de gants. S’ils étaient nécessaires, ils ont été importés d’autres pays.

Le tricot a joué un rôle important notamment au sein de la mode féminine qui connaissait une forte influence de la mode occidentale en particulier au niveau des gants.

Les femmes ont été les principales à tricoter au sein de la grande Russie. De nombreux cas de tricoteuses perdant la vue ont été recensés à cause des conditions de travail et des quantités gigantesque à produire.

Chaque ville avait un petit nombre d’artisans indépendants qui fabriquaient des vêtements tricotés à la main. Leur nombre n’était pas suffisant pour former des organisations ou des entreprises, car il s’agissait probablement d’artisans indépendants et solitaires. D’où l’absence de documents…(élémentaire mon cher Watson !)

Dans les années 1920 après les guerres civiles russes, des russes ont été amenés à voyager par caravanes de chameaux vers la Chine orientale. C’est à cette époque que l’art du tricot a été transmis aux Chinois qui disposaient de poils de chameau.

La dentelle d’Orenbourg

La dentelle d’Orenburg est originaire de Russie et son origine remonte aux années 1700. Elle est généralement utilisée pour les châles. Le très populaire « châle de mariage » (techniquement, tout châle pouvant être tiré à travers une alliance) est un exemple bien connu de la dentelle d’Orenbourg. Selon la légende, les épouses des soldats stationnés dans les steppes de l’Oural s’ennuyaient tellement qu’elles ont commencé à créer les châles les plus fins et les plus ornés qu’elles pouvaient imaginer pour remplir les longues journées d’hivers. A l’origine, les châles étaient fabriqués dans différentes formes géométriques à partir de fils de laine de chèvre Orenburg très légers et n’étaient pas teints. La chèvre d’Orenburg possède le poil le plus fin du monde (16 à 18 micromètres !). Pour vous donner une comparaison, l’angora a un poil qui mesure entre 22 et 24 micromètres.

La technique de tricot à la russe

Le tricot russe a plus tendance à “ramasser” le fil plutôt qu’à le “jeter”. Les russes prennent en effet le fil en déplaçant la tête de l’aiguille uniquement.

Il existe également une technique russe pour joindre les fils de deux pelotes. Cela consiste à passer le fil dans ses propres torsions et à le faire maintenir par ce biais. L’avantage d’utiliser cette technique, c’est qu’il n’y a pas de bouts de fil à rentrer.

Un fait intéressant à noter : les russes considèrent que le tricot et le crochet sont la même chose, c’est juste une exécution différente.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

Le tricot est très populaire en Russie notamment de part la situation géographique du pays et ses températures très basses. Lorsqu’il fait -17° dehors et que vous êtes à des kilomètres d’une grande ville, les propriétés isolantes de la laine sont de vrais atouts !

Avec la domination soviétique, les Russes n’ont pas été en mesure d’acheter des produits de qualité. Le tricot et le crochet russes ont émergé de derrière le rideau de fer tout en apportant avec eux une vague de créativité partagée aujourd’hui dans le monde entier.

Où trouver de la laine russe ?

En Russie et plus particulièrement à Moscou, vous pourrez toujours trouver une petite boutique de tricot avec une sélection de laine dans les centres commerciaux. Igolochka est une des chaînes les plus courantes. Elle se spécialise dans les équipements de couture, mais propose également un large choix de laine.

En prenant le métro Semyonoskaya, vous pourrez découvrir un magasin d’usine nommé Semyonoskaya Pryazha. Vous pourrez acheter de la laine de toutes les fibres, de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Cette boutique vend également des patrons, des aiguilles et des boutons.

A l’ili-Ili au Flacon Art and Design Center, vous pourrez également trouver une large proposition de laines, prendre un thé et participer à un cours de tricot !

Si vous ne pouvez pas vous rendre sur place, vous pourrez toujours trouver quelques pelotes de laine russe sur Etsy.

Et voilà, vous n’avez plus qu’à vous rendre en Russie pour rencontrer les tricoteuses ! 😛 Qui est prêt à partir ?

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