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Mes chères triconautes, vous ne savez peut-être pas à quel point j’aime voyager. Chaque année, je ressens ce même frisson qui me traverse, une envie qui se fait de plus en plus pressante de jour en jour : bouger, voyager ! Depuis que j’ai goûté à cela, c’est devenu comme une drogue, un besoin vital pour me sentir bien dans ma tête et dans mon corps.

C’est parce que le voyage est une chose importante dans ma vie que j’ai décidé de vous partager mes découvertes à travers les différents que j’ai pu visiter et que je visiterai (car je ne compte pas m’arrêter là) :P. Pour inaugurer ce premier article de la chronique “La tricoteuse voyage”, je vous fais voyager en Islande.

L’Islande est un pays qui m’a toujours attirée (de manière générale, je suis plus attirée par les pays froids que les pays chauds) : les aurores boréales, les paysages époustouflants, les légendes nordiques… C’est pour cette raison qu’en novembre dernier, j’ai sauté le pas et je suis partie une semaine complète sur cette île du cercle polaire (un premier pas avant d’aller en Laponie ou au Groenland) ;). Ce premier circuit s’est concentré sur les côtes Sud de l’île.

Après un vol plutôt perturbé par les vents polaires, je passe ma première nuit à Reykjavik, la capitale de l’île. En me couchant à deux heures du matin, j’ai un beaucoup de mal à trouver le sommeil, tant j’étais excitée d’être arrivée !

Jour 1 - Reykjavik - Thingvellir - Gullfoss - Geysir - Hrauneyjar

Lors de la première journée (et première balade), j’avoue avoir été assez fière de ma préparation, car je n’ai pas eu froid à un seul instant. Les premiers paysages islandais qui m’apparaissent me semblent hors normes. Les plaines d’herbe jaunie brûlée par le froid s’étendent à perte de vue, découpées par de lourdes masses noires de laves, vestiges de troubles volcaniques passés et héritage du pays tout entier.

A travers ces paysages à l’apparence désertiques voir post-apocalyptiques se dessine en de majestueuses courbes le ruban noir du bitume de la route de temps à autre traversée par une voiture colorée qui s’évanouit derrière la colline suivante. Pour cette première journée, le programme a été chargé avec la découverte du Cercle d’Or avec une promenade dans le parc de Thingvellir. A cet endroit j’ai été conquise par les grands espaces et l’eau translucide. Que de chutes d’eau ! De véritables monstres géants dégageant une puissance et une énergie sans pareille ! Et que dire de la lumière…En cette saison, le soleil se lève à 9h et se couche à 18h comme sur le continent, mais durant l’hiver, le soleil ne lève pratiquement pas, au contraire l’été, on peut admirer le soleil de minuit, mais il est bien plus difficile de se reposer en raison de l’omniprésence de la lumière qui “dérègle” les habitudes du corps. De manière générale, même lorsque j’étais sur place, le soleil ne brille jamais très haut dans le ciel, offrant ainsi une luminosité dorée qui ne fait que mettre en valeur le paysage d’ores et déjà à couper le souffle.

A la zone géothermale de Geysir, on peut admirer le gigantesque geyser dont le nom signifie “celui qui jaillit” en islandais. C’est à couper le souffle ! Je me souviens encore de la terre fumante de chaleur à quelques foulées du geyser qui rendait le paysage mystérieux, sans oublier cette forte odeur de soufre qui donne une couleur bleue aux bassins.

La journée s’est terminée par la puissante cascade de Gullfoss qui signifie “chute d’or”.

Nous sommes arrivé de nuit au refuge. Un très joli petit chalet où nous étions les seuls résidents (en cette basse saison) à l’orée du désert de Hrauneyjar.

Jour 2 : Hrauneyjar - Landmannalaugar - Eldgjà - Klaustur

On emprunte les pistes qui mènent vers le haut plateau. On est secoué de toutes part dans le 4×4. Un paysage lunaire s’étend sur des kilomètres puis enfin la végétation revient avec des montagnes recouvertes de mousse d’un vert presque fluorescent. J’ai pu expérimenter le climat extrême de l’Islande : en sortant du véhicule aux abords de Ljotipollur, j’ai du mal à sortir tant le vent souffle fort. Mon visage me semble lacéré par les minuscules gouttes de pluie et les petits flocons fondus. Je manque de tomber et parviens à me rattraper de justesse à la voiture dans laquelle je retourne vite m’abriter : je ne me suis jamais sentie aussi vivante !

Pendant les trajets un peu plus calme, je parviens enfin à sortir mon tricot pour avancer les chaussettes que j’ai commencé et continue d’admirer le paysage. On arrive dans la vallée du Landmannalaugar. Après une balade autour des sommets alentours, on se baigne dans une source d’eau chaude naturelle par -5° à l’extérieur. L’eau sent un peu le soufre, mais on s’y prélasse avec ravissement entourés par les champs de lave. Pour sortir, c’est plus compliqué ^^ Il nous a fallu courir toutes trempées au refuge pour nous réchauffer au plus vite une fois sortie de l’eau. On continue notre périple jusqu’à la faille éruptive d’Eldgja, “la gorge de feu”. On termine la journée en arrivant dans une ferme typique où nous logerons 2 nuits. Les propriétaires sont gentils et attentionnés. La femme du fermier me montre ses ouvrages en tricot. C’est ma première rencontre avec la laine islandaise même si j’ai déjà eu l’occasion de croiser quelques moutons tout crépus. La laine gratte un peu. Je profite de mon séjour pour discuter tricot avec elle.

Elle m’explique que le mouton islandais fait partie intégrante de la société. L’agneau est non seulement l’une des viandes les plus populaires, mais la laine est utilisée depuis des siècles. La particularité de la laine islandaise est que la toison de celui-ci est multicouche. Lopi, la laine la plus populaire en Islande, est une combinaison des deux couches ce qui la rend imperméable, chaude et légère.

J’apprends que les très célèbres pulls islandais s’appellent le Lopapeysa. Presque tout le monde en possède un. Ce pull est assez récent et n’a pas été inventé avant le milieu du 20e siècle. Ce pull est tricoté en rond et n’a pas de coutures. Tricoté de bas en haut, les manches sont tricotés séparément puis réunis au corps pour former l’empiècement. Il y a quelques petits points de coutures aux aisselles et à l’encolure à l’intérieur mais c’est à peu près tout.

Ainsi se termine le récit de mes deux premières jours en Islande, je vous raconte dans un prochain article. 😉

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